Ski de rando : Le St Barthélémy à l’envers !!

mercredi 12 février 2014
par  Michel.B
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St Barhélémy à l’envers : journée de la zipette

Voulant recevoir dignement ce dimanche 9 février des représentants du club alpin d’Albi dans mon Ariège d’adoption, je me devais de trouver un itinéraire à la hauteur.

Ce sera le St Barthélémy par les gorges du trou de l’ours : variante peu fréquentée, avec un raidillon à passer sur la fin. Cette voie plein Sud généralement en condition printanière est comme on dit « cadeau « . En plus Météo France nous avait prévu le soleil.

C’est à 9h30 que Benoit, Jean-clair, Bernard, Thierry et moi-même chaussons les skis plein d’enthousiasme sous un beau ciel bleu. Une heure plus tard une épaisse couche nuageuse envahit le ciel et le fameux jour banc s’installe. Heureusement pour nous, même si on a perdu la lumière on a pu garder le son avec Benoit.

Au pied du fameux raidillon, le soleil absent, la neige ne transformera pas et nous devons remonter dans une petite poudreuse soufflée posée sur de la neige dure. Thierry préfère nous attendre là. Le reste du groupe continu à skis, avec les couteaux et la sortie au col du trou de l’ours se fera à pied sur une neige très dure, skis sur le sac. Au col une pellicule de neige soufflée masque une sous-couche très dure. Premier pas pour repartir vers le sommet et c’est ….. la zipette ! On a choisi le bon côté pour la glissade et la neige fraiche nous stoppe quelques mètres plus bas. Aucune égratignure heureusement et tout le monde rechausse ses skis pour finir l’ascension du court versant Nord-Est.

Au sommet c’est l’émeute, du monde partout. Le groupe se divise, Bernard et Jean-clair préférant redescendre par la voie normale. Benoit reste avec moi pour récupérer Thierry resté en bas du raidillon. On s’engage dans la face Nord-Est avec 20 cm de poudreuse parfaite à skier. Retour au col spécial zipette, nous acceptons la proposition d’un guide d’utiliser la corde placée pour assurer le passage de sa copine. On rechaussera les skis quelques mètres plus bas et Benoit passera avec mention sa 3e étoile. On récupère Thierry et finissons la descente avec la sensation d’une neige agréable sous les spatules mais le jour blanc très tenace ne nous permet pas d’en profiter correctement.

On retrouve Bernard et Jean-clair plus bas sur la route, non sans une dernière zipette : le véhicule à Thierry embrasse un talus de neige. Un quart d’heure de poussette plus tard, on peut enfin repartir et oublier ces péripéties devant une boisson rafraichissante à mon pied à terre ariégeois. La sortie de quelques victuailles fera définitivement passer au second plan, nuages et zipettes, et prétendre même à la journée presque parfaite.

Conclusion : une course dite « anodine » peut se révéler technique en conditions particulières

Patrice D.


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