PIC du PORT (ou de FONT BLANCA) nouvelles photos

mercredi 17 octobre 2012
par  Michel.B
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PIC du PORT (ou de FONT BLANCA) : une bonne bambée* dans un bon créneau météo

Il ne fallait pas trop chercher à savoir le temps qu’il devait faire ce week-end du 13 et 14 octobre 2012 pour partir en montagne. Du gris, de la pluie, une rare éclaircie, de la neige et des températures proches de 0°, voilà le programme qui s’annonçait sur plusieurs sites météo. De quoi en refroidir plus d’un.

Nous nous sommes retrouvés 4 motivés au Bouychet, point de départ du circuit : Janine, Bernard A., François M. et moi-même Benoit G. La rando débuta dans les sous-bois dès 9h30 samedi matin. Le chemin bordé de part et d’autre de noisetiers prenait ces premières couleurs d’automne. Très belle saison qui est aussi celle de la chasse et ce week-end était le dernier de l’année pour celle de l’Isard. Le temps de discuter avec un chasseur redescendant son trophée et nous voilà rapidement sur les pavés de granits, qui forment le chemin suspendu,dans la partie la plus encaissées des gorges. A la sortie de celles-ci, le paysage était dans le brouillard. L’ambiance n’en était pas pour autant triste ou décevante. Non !lescouleurs, les goutelettes, le relief, les rochers éparpillés, les arbrisseaux d’aulnes et de bouleaux, la lumière tamisée par la traversée des nuages font corps. Nous sommes en montagne, en automne, c’est beau et en plus c’est agréable.

Après la traversée de l’étang de Brouquemart dans les brumes, et la rencontre de 2 chasseurs (qui redescendaient sur Gnioure), nous atteignons l’étang de Peyregrand. Ambiance Lochness : brouillard visibilité à 20 ml, calme plat… Il est environ 13h00. Nous contournons l’étang et atteignons l’étranglement rocheux par lequel le ruisseau d’alimentation du plan d’eau arrive. Notre chemin se poursuit avant de s’arrêter pour déjeuner. Oups ! une éclaircie, un coin de ciel bleu, les nuages se sont entrouverts au Sud Est : vite une photo. Ce sera peut-être la seule avec un coin de ciel bleu que nous ferons du week-end.

Enfin en reprenant le chemin plus ou moins marqué, nous atteignons la jasse de belesta. Il suffit de ne pas louper le seul passage dans la falaise complètement embrumée qui nous conduira aux étangs de llassiès. Nous engageons la grimpette (une belle grimpette qui nous fait souffler). Enfin nous longeons les étangs, le brouillard est toujours présent mais après une longue marche nous atteignons enfin la cabane 17 h30. Nous allons passer une agréable soirée au coin du feu (merci à Arsène (le berger) que j’ai eu au téléphone le vendredi soir pour son hospitalité). Une bonne nuit et à 7h30 dimanche matin nous reprenons le chemin. Il n’y a plus de purée de brouillard mais du vent. Beaucoup de vent !! Demandez à Janine comment c’était au col du Rouch à 2550ml. Vivifiant !! On failli démissionner pour le sommet. Mais François ayant trouvé un point protégé, nous décidâmes de nous lancer vers le pic dans cette face Nord-Ouest abritée. Nous longeons la moraine et attaquons un couloir (PD inf) qui nous conduit au sommet 2903ml. Le soleil et une vue dégagée du barrage de Gnioure jusqu’au massif de la Maladeta nous attendent. Chouette, le sommet est réussi. Mais pas le temps de s’attarder, une photo et nous repartons par la voie normale pour rejoindre l’étang du Rouch et engager la descente dans la 2ème vallée de notre séjour : la vallée de Gnioure. Belle et longue descente jusqu’en queue du barrage vide puis remontée vers les anciens baraquements qui ont repris du service avec les travaux. La pause est rapide avant de continuer car le ciel s’assombrit grandement, les intempéries arrivent dans notre dos.

Dernière descente en passant près de la cabane d’Aurazan et nous rejoignons le chemin à la sortie des gorges par lequel nous avions commencé ce circuit. A 17h30 dimanche soir nous arrivions à la voiture. Après 8 heures 1500 ml de dénivelé positif le premier jour, 10 heures 900 ml de positif et 2400 ml de négatif le second jour, nous sommes heureux de quitter nos chaussures. Retour en voiture sous les trombes d’eau. L’unique pluie de notre course alpine, une très belle bambée dans 2 belles vallées !!! Vraiment 2 superbes journées.

Benoît G .

  • Une bambée  : définition selon François « quand tu arrives t’en as plein les pattes et les pieds qui chauffent »

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