L’Aubrac , l’Aligot , les Barbelés ....

jeudi 19 janvier 2012
par  Gil
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Lorsque la sortie raquettes tombe à l’eau, Reporte tes ambitions sur l’aligot !

Un petit vent glacial soufflait délicatement à notre arrivée à Plagnes. Pas de quoi décorner les légendaires bovins de l’Aubrac, ni les non moins réputés mâles dominants du groupe de cafistes qui, pressés d’en découdre, imposèrent un rythme soutenu dès le casse-croûte de midi.

Pas de neige sous nos sabots, adieu donc veaux, vaches, raquettes et départ pour une petite randonnée « à sec » Pour une première leçon de lecture de carte, Guitou désigna arbitrairement par tirage au sort deux jeunes novices désireuses de profiter de sa grande expérience. C’est ainsi que le groupe se retrouva dans la brousse, cherchant où passer à gué un impétueux torrent prêt à tout emporter. Certains en conclurent que la lecture de cartes, à ce niveau-là, était plus proche de la voyance que de la topographie ! Heureusement le soleil étant de la partie, les plus expérimentés avaient une vague idée de la direction du Nord ! Seul le chien Clochette qui accompagna toute notre sortie semblait savoir où il était mais peu pressé de revenir bosser à la ferme, il ne fallait pas compter sur lui pour nous ramener au buron !

Après avoir testé toutes les techniques de passage des clôtures barbelées, par-dessus, au milieu, par-dessous, sur le dos, sur le ventre, en ciseau, en fosbury…notre groupe effectua une déviation stratégique pour éviter une énorme barre rocheuse repérée sur la carte par notre guide spirituel. Et c’est vrai que vu de dessous ça faisait bien la hauteur de 3 barres : un mars + un balisto + un twix ! Rentrés à notre sympathique buron de bonne heure après notre petite virée de 12 km et 350m de dénivelée une bonne soirée s’annonçait mais hélas c’était sans compter sans une malencontreuse télé, aussi à sa place dans ce buron qu’un cafiste dans un ballet d’opéra, et malgré les prières de certains pour que ça ne capte pas, un match de rugby est venu casser l’ambiance ! Un souci vite oublié grâce au vin de noix et autres muscats. Le score ? Vin de noix 2 – Muscat 1

L’aligot d’Elizabeth et André Cayrel, que nous remercions pour leur accueil, fut dégusté comme il se doit et après la tarte aux myrtilles le repas s’acheva par le cérémonial de Guy qui baptisa les 16 convives à la poire évidemment. Cette potion magique permis à Nicolas de passer enfin du 6b, un pas difficile en surplomb dans la voie de la mezzanine du buron. Fabien, encore meilleur, maitrisa de nuit du 7D (de chez Canon). Une crapette endiablée se termina tard dans la nuit…

Toute la nuit Guitou veilla sur les 2 foyers, une bûche par ci, une bûche par là…pour tenir à distance la bête du Gévaudan et pour que nous puissions dormir au chaud ! Et le matin il avait quand même la pêche (mais plus de poire !) Merci Guy !

Belle rando de 17,2km et 500m de dénivelée le dimanche avec pique-nique au soleil du Signal de Mailh Biau. Domi, arrivé de bonne heure, remplaçait le chien clochette puni à la chaine pour avoir pris trop de liberté la veille. Aura-t-il été aussi doué que Clochette pour marquer son territoire ? Nous le saurons en revenant l’an prochain ! Et c’est la tête pleine de souvenirs de barbelés que nous primes le chemin du retour. Le calvaire n’était pas terminé pour tout le monde, les passagers de Guy devant encore subir jusqu’à Albi ses fameuses cassettes, vous savez celles dont même les voleurs marseillais n’ont pas voulu !

On reviendra ici, mais avec de la neige et le premier arrivé débranche l’antenne !

Michel Maitrias

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