Neuf Albigeois à la conquête du Saint-Barthélémy

dimanche 16 octobre 2011
par  Alain-Marc D.
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Neuf Albigeois à la conquête du Saint-Barthélémy

Encore deux sommets accrochés au palmarès déjà glorieux du Club alpin français (Caf) d’Albi. N’écoutant que leur courage et stimulés par l’été indien, neuf cafistes ont à nouveau conquis les pics de Soularac (2368 m), point culminant de massif de Tabe en Ariège et son voisin plus modeste mais plus connu le Saint-Barthélémy (2348 m). Sous la conduite du chef d’expédition Patrick Soulié, la course fut des plus réussies. Le groupe a même barthassé un peu sur la fin, comme un appel du pied à Guy Roques, qui n’était pas là, mais qui est LE spécialiste reconnu de la montagne tout terrain, en France et dans le monde.

Les discussions allaient bon train. De la crise financière à la primaire socialiste en train de se jouer en ce dimanche 16 septembre 2011, les marcheurs albigeois ont refait le monde.

Annie Bousquet, l’ancienne présidente, a lancé en aparté un intéressant débat : le Caf d’Albi est-il macho ? Bernard Aymès, le président actuel, a donné les proportions : deux tiers d’hommes pour un tiers de femmes, dans l’effectif actuel. En ce qui concerne la randonnée du Saint-Barthélémy, nous étions quatre hommes pour cinq femmes. Et pourtant, comment ne pas donner raison à Annie, quand on voit ces fiers mâles à l’œuvre ! Ces Patrick Soulié, ces Bernard Aymès, ces François Gil ! Les images sont là ! Les preuves sont là, accablantes ! Sitôt en présence du moindre roc érigé (érigé, cela ne vous dit pas quelques chose ?), tour à tour, chacun des ces messieurs a eu tôt fait d’y grimper et de s’y jucher ! Posant complaisamment pour les photographes ! On l’a vu avec Patrick Soulié et Bernard Aymès, l’air conquérant, tout en haut du Soularac ! L’Ariège à leurs pieds ! Les femmes à leurs pieds ! On l’a vu un peu plus tôt avec François Gil sur un rocher évoquant irrésistiblement le fier instrument masculin -changeant agréablement des vulves sur roche de Claudius de Cap-Blanc- et qui manifestement n’est pas (le rocher, pas le graveur sus-nommé) atteint du triste syndrome de La Peyronie dont nous a entretenu le docteur Soulié ! Sur ces sommets, symboles phalliques s’il en est, un homme spontanément perché. Sur le symbole de la puissance, rajoutant la puissance ! Sa puissance ! Les bras écartés ! Criant « je suis le roi du monde », comme d’autres avant eux à la proue du Titanic, un Titanic, la montagne ariégeoise, qui n’est pas prêt de couler au fond de la mer, heureusement pour eux ! L’homme, éternelle figure de proue de l’humanité, ou qui se croit telle ! (Enfin eux, parce que moi, je ne veux pas me défausser, mais j’étais resté en bas pour faire les photos).

Ils l’ont déjà prouvé. On le sentait. Ils et elles l’ont déjà fait. Ils et elles auraient pu aller encore plus loin, plus haut. Au sommet escarpé du Soularac, ils en avaient encore sous la raquette, autrement dit sous le pied, sauf que ça ne rime pas avec rac : ça ne le fait pas pareil que la raquette, même s’il n’y avait pas un flocon de neige. Les nécessités du récit, parfois, obligent à tordre un peu la réalité des faits.

Et plus sérieux, ces questions de Quizz qui ont émaillé la bambée. Par exemple, à quoi sert le talc de Luzenac, dont nous avons contourné la mine, descendu dans la vallée par un surprenant talquéférique avec des bennes en forme de gobelets à l’allure féérique ? Mais, me direz-vous : d’où vous vient cette soif inextinguible de découvertes ? Cette faim jamais rassasiée d’exploits, de hauteurs matérielles ou spirituelles, vaincues si possible sans péril, mais jamais sans plaisir ? Et toujours au bout la gloire du triomphe ? Et cela vaut pour les montagnards, comme pour les montagnardes ! D’où tirez-vous tout ce punch ? N’avez-vous pas quelques recettes secrètes ? Quelque potion magique ? Ne tournons pas autour du pot. Disons le plus crûment : comme la plupart des sportifs de haut niveau (ici, 2368 m, je le répète), n’êtes-vous pas dopé ? Je n’esquiverai pas la question. Je ne pratiquerai pas la langue de bois : la réponse est oui.

En ce qui concerne le punch, ce n’est pas difficile, c’est celui, fort agréable ma foi, qui restait de l’assemblée générale, mixture concoctée par le Caf avec comme figure druidesque François Gil. Le reste ? Des emplettes faites samedi matin veille de la sortie, au marché couvert d’Albi. Un mets partagé en commun et il ne faut peut-être pas chercher plus loin les postures viriles et qu’on leur souhaite aphrodisiaques de nos Apollon albigeois. Cet aliment magique a un nom. C’est sans hésiter que vous nous le communiquons. Le voici : le boudin Ramouneau ! Le boudin Ramouneau, le boudin qui vous rend beau ! Le boudin Ramouneau, le boudin qui vous rend costaud ! Le boudin Ramouneau, le boudin qui vous Rambo.

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