La rando de Guitou

mardi 10 mai 2011
par  Gil
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La montagne sourit toujours aux optimistes.

Jeudi la météo prédisait un temps plus qu’incertain, mais un regard avisé pouvait voir, entre averses et vent violent, quelques possibles éclaircies.

Alors bravo Guitou d’avoir maintenu ta sortie que l’on peut qualifier sans modestie d’alpine.

Samedi, départ de la Restanques, pas loin de Mijanes, sous une petite pluie fine, même pas capable de nous mouiller, avec en échange une belle lumière jusqu’à l’Etang de Rabassoles. S’en suit une rude montée jusqu’à la pointe nord de l’Etang Noir et la Crête de la Sarrat des Escales bien dessinée par de belles corniches. En montant, quelques coulées d’avalanches peu engageantes. L’arrête nous mène sans difficulté au Roc de Bragues, avec une belle vue sur les dalles argentées de la Dent d’Orlu. Descente par l’étang Bleu (1920m) et premier bain de la saison avec une pensée pour Alain-Marc (la truite Fario du CAF d’Albi) qui peut être n’aurait pas homologué la baignade car l’immersion a duré moins de 30 secondes.

Retour aux voitures et direction refuge forestier du Laurenti, magnifique petite cabane, bien entretenue où nous avons partagé un peu de bière, de vin et de chocolat belge avec Paul ( Flamand et solitaire), autour d’un bon feu de cheminée.

Dimanche, levé 7 heures, départ 8 heures ; objectif Le Roc Blanc, avec Paul qui fera parti de l’expédition, il se montrera bon montagnard, digne d’un Cafiste, et heureusement car la journée va être sévère. Belle bavante, le petit déjeuné a du mal à passer, peut-être un peu trop copieux à moins que ce soit le repas de hier soir ? Mais arrivé à l’Etang de Laurenti c’est un émerveillement pour les yeux.

Le Roc Blanc est juste en face de nous, majestueux, se reflétant dans l’Etang. On essaye de repérer l’itinéraire, il faudra franchir de nombreux névés qui nous paraissent bien raides !!!

C’est parti, premier névé, neige molle, mais elle tient, c’est sacrément pentu et en dessous un beau ravin, Guitou se gratte la tête. Paul reste imperturbable alors on y va. Les piolets ne vont pas chômer. Enfin le Col de Laurenti puis le sommet, le Roc Blanc (2542m) fait de gros blocs granitiques, le ciel est dégagé après quelques passages de brumes, c’est superbe.

Mais c’est là que vont commencer les vraies difficultés pour rejoindre le GR 7, du Col de Laurenti au col sans nom, à 2276 m. De grandes pentes de gispé avec de la neige molle recouvrant un hypothétique chemin, nous obligeant à une très grande prudence. Enfin, après cette traversée périlleuse on rejoint le GR 7 au Col qui n’ose pas dire son nom ; ça devrait être rassurant… pas du tout. Un coup d’œil sur la Coume de Barbouillère et je sens comme un froid dans la cordée. Un couloir vertigineux, bourré de neige, impossible à éviter.

Ouf ! On est passé sans trop de mal sur les traces de Francis, parfois à reculons accroché au piolet… maintenant on gambade dans les dernières pentes neigeuses, il nous reste plus qu’une paire d’heures à travers la forêt avec un peu de bartassage et d’incertitude pour tomber pile poil à la voiture.

Bravo Guy

Patrick SOULIE

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